étendra ses sanctions au-delà de la Chine à certains pays du Moyen-Orient
Le gouvernement américain vend à découvert NVIDIA et AMD. Et cela avec un objectif très clair : rendre difficile pour la Chine l’achat de puces pour l’intelligence artificielle via routes d’importation parallèles. NVIDIA est leader sur le marché des GPU pour le deep learning, mais AMD propose également des solutions compétitives conçues expressément pour ce scénario d’utilisation (comme Instinct), et il est évident que l’administration dirigée par Joe Biden ne veut rien laisser en suspens.
Les principaux marchés parallèles par lesquels les puces de pointe de NVIDIA et d’autres sociétés arrivent en Chine sont Singapour, l’Inde et Taiwan, et il est raisonnable de supposer qu’une grande partie de ce matériel va directement à des sociétés directement contrôlées par le gouvernement chinois. Dans le contexte de cette situation délicate, le gouvernement américain vient de prendre une décision retentissante : il va étendre ses sanctions au-delà des frontières chinoises pour les étendre à certains pays cantonnés aux frontières diffuses du Moyen-Orient.
NVIDIA n’est pas inquiet pour le moment
On ne sait pas encore quels pays NVIDIA, AMD et, selon toute vraisemblance, d’autres sociétés américaines ne seront pas en mesure de vendre leurs puces d’intelligence artificielle et d’apprentissage profond les plus avancées. Il est néanmoins probable que Inde et Singapour sont sur cette liste. Curieusement, on sait que le gouvernement américain a pris cette décision grâce à NVIDIA.
NVIDIA a déclaré que les nouvelles sanctions n’auront pas d’impact immédiat sur ses résultats financiers
Et la société dirigée par Jensen Huang a déclaré, probablement dans le but de rassurer ses actionnaires, que les nouvelles sanctions n’auront pas d’impact immédiat sur ses résultats financiers.
Vraisemblablement, ce que NVIDIA ne pourra plus faire à partir de maintenant, c’est vendre ses GPU pour l’intelligence artificielle aux pays nouvellement inclus dans l’extension des sanctions. plus sophistiqué: ses puces A100 et H100. Bien entendu, selon toute vraisemblance, il pourra continuer à leur vendre les puces A800 et H800, qui ne sont rien de plus que des révisions simplifiées des GPU originaux.
Les restrictions auxquelles sont soumises AMD et d’autres sociétés américaines sont similaires à celles de NVIDIA. En effet, la société dirigée par Lisa Su a suivi le même chemin que cette dernière et s’est d’ailleurs empressée de déclarer que les nouvelles sanctions n’auraient pas d’impact perceptible sur ses revenus.
Le ministère du Commerce, l’institution américaine qui gère les licences d’exportation, ne s’est pas exprimé publiquement. nous n’avons pas de déclaration officielle qui protège les nouvelles sanctions. Nous pouvons néanmoins être raisonnablement sûrs que son objectif est de couper les voies d’importation parallèles de la Chine.
