Droit sur l'Italie: ressources, stratégie européenne, compétences sont nécessaires
Avec l'approbation définitive au Sénat, l'Italie a doté sa première loi organique sur l'intelligence artificielle. Un passage historique, qui définit des principes clairs: l'utilisation de l'IA doit être anthropocentrique, transparente, sûre, respectueuse des droits fondamentaux et de la démocratie.
La loi introduit un cadre réglementaire national conforme aux actes européens, établissant que les systèmes et modèles d'IA doivent être développés en garantissant la surveillance et l'intervention humaine, la prévention des dommages, la protection de la cyber-caractère tout au long du cycle de vie et une accessibilité complète pour les personnes handicapées.
Les directives et l'articulation de la loi
La mesure est divisée en trois vêtements et définit de manière précise, les zones d'application et les règles du secteur.
- Principes généraux et droits fondamentaux (chapitre I, articles 1 à 6): les sanctions du droit selon lesquelles la recherche, le développement et l'utilisation de l'IA doivent avoir lieu conformément aux droits constitutionnels, à la transparence, à la protection des données personnelles et à la non-discrimination. Une utilisation qui affecte la vie démocratique du pays est interdite. Central est l'obligation de la cybersicalité comme condition préalable essentielle.
- Secteurs stratégiques (chapitre II, articles 7-18): Des règles dédiées sont attendues pour les domaines clés:
- Santé: à un soutien pour le diagnostic et les soins, mais la décision reste envers le médecin; obligation d'informer les patients et de mettre à jour les systèmes.
- Invalidité: promotion des solutions pour la mobilité, l'inclusion et l'autonomie.
- Travail: obligations de transparence pour les employeurs, interdiction de discrimination et d'institution au ministère du Travail d'un observatoire sur l'impact de l'IA, avec des fonctions de suivi et de formation.
- Administration publique: utilisation de l'IA pour l'efficacité et la qualité des services, garantissant la traçabilité et la responsabilité humaine finale.
- Justice: aucune décision automatisée; Chaque évaluation reste la prérogative du magistrat.
- Cybersicacy: l'IA est reconnue comme une ressource stratégique pour la résilience nationale.
- Stratégie nationale et gouvernance (chapitre III, articles 19-23): Une stratégie nationale est établie pour l'IA mise à jour tous les deux ans par le Premier ministre. Agid et ACN sont désignés comme autorités de référence nationales. Un comité de coordination interministérale est fourni et un milliard d'euros dans l'ensemble pour les investissements dans l'IA, la cyber-aisine et le calcul quantique via le capital-risque du CDP est autorisé.
Le nœud des ressources: une double approche
Ce système de réglementation est important, mais les risques sont insuffisants s'ils ne sont pas accompagnés de ressources adéquates. La loi est liée à la clause d'invariance financière, ce qui signifie que de nombreuses mesures dépendent des ressources existantes.
Pour surmonter cette criticité, je voudrais relancer la proposition d'une double approche: allouer une part de l'augmentation du budget de la défense – auquel l'Italie s'est engagée à l'OTAN – aux projets à usage civil.
L'augmentation prévue vaut environ 32 milliards d'euros en dix ans. Si même seulement 20 à 30% étaient destinés à des projets double utilisationse libérerait entre 325 et 500 millions par an. Des ressources suffisantes pour financer de grands programmes nationaux, avec des applications de cyber-caractère, la santé publique, la logistique d'urgence, la robotique collaborative, la protection de l'environnement et l'énergie.
Une vision européenne pour combler l'écart
En parallèle, une coordination européenne est nécessaire. Alors que les États-Unis et la Chine investissent des milliards par an dans l'IA, l'Europe se déplace avec des programmes encore fragmentés. L'Italie doit faire pression pour un plan industriel intégré de l'UE, qui met en ressources communes, Supercalcolo, centres d'excellence et formation avancée. Ce n'est que de cette manière que l'UE peut être en mesure de réduire l'écart technologique et de se positionner comme un troisième pôle mondial.

Comparaison internationale: les enjeux
L'écart avec les principaux pays est mesuré en chiffres clairs. Les États-Unis ont alloué plus de 3,4 milliards de dollars d'investissements publics fédéraux pour la période de deux ans 2025-2026, se concentrant sur les infrastructures de défense, de soins de santé et de calcul partagées.
La Chine dépasse 10 milliards de dollars par an, en se concentrant sur la ville intelligente, la santé prédictive et l'autonomie dans les puces.
La France et l'Allemagne ont lancé des plans de plusieurs années pour des centaines de millions d'euros, tandis que le Royaume-Uni investira 2,5 milliards de livres d'ici 2026.
Face à ces chiffres, l'Italie ne peut se permettre des hésitations. Nous avons besoin d'un saut dans les investissements et des actions coordonnées au niveau européen. Sans cette accélération, nous risquons de rester périphériques dans une innovation qui repensera les hiérarchies économiques et géopolitiques au cours des dix prochaines années.
Le thème des compétences et de la surface de l'A4
La loi prévoit la création d'un Observatoire sur l'IA au travail. Ce point est crucial, car sans compétences généralisées, nous risquons de générer de nouvelles inégalités.
Dans ce sens, l'Observatoire de Gailih se déplace, que j'ai l'honneur de diriger, avec le projet A4Safety: une plate-forme nationale pour la prévention et la gestion de la sécurité au travail, basée sur le prédictif et le capteur avancé. L'initiative, que nous avons l'intention de proposer également au nouvel observatoire du ministère du Travail, vise à combiner l'innovation technologique, la durabilité sociale et la compétitivité industrielle.
Conclusions: des spectateurs aux protagonistes
Avec cette loi, l'Italie a franchi une mesure importante. Mais le vrai défi commence maintenant: transformer les principes et les règles en actions concrètes. Des ressources adéquates sont nécessaires, la coordination européenne et un investissement massif sur les compétences.
La question fondamentale est claire: voulons-nous être des spectateurs ou des protagonistes de la révolution de l'intelligence artificielle?
Je suis convaincu que l'Italie devrait jouer en tant que protagoniste. Et pour ce faire, nous devons donner des jambes solides à cette loi: ressources, vision européenne et capital humain. Ce n'est que de cette manière que l'IA ne deviendra pas une menace, mais une opportunité de développement, de compétitivité et de sécurité pour tout le monde.
