Une startup de Malaga est l'application européenne d'IA la plus utilisée au monde selon Andreessen Horowitz. Ça s'appelle Freepik
La société de capital-risque Andreessen Horowitz a préparé son traditionnel classement des 100 applications d'IA les plus remarquables pour les utilisateurs finaux dans le monde. Il y en a beaucoup de prévisibles dans les premières positions, mais nous sommes surpris car parmi le top 15 se trouve nul autre que Freepik, la plateforme créée par la startup de Malaga du même nom.
Freepik dans le top mondial. Sur la liste, nous avons de nombreux suspects habituels (et certains moins habituels) dans les premières positions, mais l'une des grandes surprises de la liste est la plateforme Freepik, qui occupe la 11e position et est la seule représentante de notre pays dans ce classement. Mais à côté de cela, c’est le premier Européen à figurer sur la liste. Cette liste spécifique est réalisée avec comme critère le nombre de visites mensuelles uniques.

Les États-Unis dominent. Dans cette liste, la domination des applications d'entreprises américaines est claire, et seul le chinois DeepSeek se faufile dans le top 10. Ici, ChatGPT domine le classement avec Gemini et Canva complétant le podium, mais il est surprenant de voir la pertinence de Grok, devant Claude.
Et Google brille de sa propre lumière. A noter également dans la liste la présence de Google, qui compte quatre outils sur cette liste : Gemini (classé numéro 2 sur la liste), Google AI Studio (10), Google Labs (25) et le splendide NotebookLM (30).

La plupart de ces applications proviennent des États-Unis. Graphique : Simseo avec les Gémeaux. Données : Andreessen Horowitz.
La Chine se resserre. Il peut sembler que le rôle de la Chine ici est moins pertinent qu'il ne devrait l'être, mais il faut tenir compte du fait que de nombreuses startups chinoises se concentrent sur les plates-formes et les applications destinées au marché chinois. Il existe néanmoins des protagonistes évidents tels que Capcut et Doubao (ByteDance), Qwen et Quark (Alibaba), Kimi, Kling, Cutout et bien sûr DeepSeek, susmentionné.
L'Europe a ses protagonistes. Freepik se démarque clairement de cette liste parmi les applications européennes d'IA, mais il y en a d'autres qui se démarquent et figurent sur la liste, telles que Photoroom (France), Turboscribe et Veed (Royaume-Uni), Remove.bg/Kalleido (Autriche) et un autre remarquable, ElevenLabs (basé à Londres).

Une évolution vers des applications hybrides. Comme le souligne Andreessen Horowitz, il y a trois ans, la distinction entre les produits « d'IA native » et les logiciels traditionnels était claire. Aujourd’hui, cette barrière a disparu, car des outils massifs comme CapCut, Canva ou Notion ont intégré l’IA générative au cœur de leur expérience et de leur générateur de revenus. Ils ont profité de leur inertie, ils se sont adaptés et ils ont gagné.
Dans les applications mobiles, le classement change beaucoup. Les applications mobiles d'IA les plus populaires au monde en fonction de leur nombre d'utilisateurs actifs chaque mois sont très différentes. Ici, Freepik disparaît par exemple de la liste et c'est la Chine qui domine totalement avec 22 des 50 applications (44%). Les États-Unis comptent 13 applications sur la liste (26 %), tandis que l'Europe n'en compte que quatre (8 %) et que les autres pays se partagent les 11 autres (22 %). La Chine bénéficie ici de sa vaste base d’utilisateurs, qui utilisent également très fréquemment des applications d’IA pour tous types de fonctions. ByteDance est particulièrement accrocheur et compte cinq applications sur la liste (CapCut, Doubao, Cici, Hypic et Gauth).


Divergence des approches. En général, toutes les applications tentent de fidéliser les utilisateurs à travers leurs écosystèmes et tentent d'intégrer toujours plus de choses pour ne pas les quitter. Cependant, il existe des approches importantes parmi certaines comme ChatGPT, très orientée vers être une « super application » pour la consommation de masse, et Claude, d'Anthropic, qui se concentre sur les utilisateurs professionnels et techniques.
L'IA veut être presque invisible. L’IA n’est plus une destination, un site Internet vers lequel se rendre, mais devient une partie de l’expérience, une fonction intégrée à l’application. Ainsi, il réside désormais directement dans le navigateur, dans les environnements de développement ou dans les suites bureautiques.
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