"Nous avons un mythe chez nous" : les experts affirment déjà que le modèle chinois GLM-5.2 est aussi "dangereux" que celui d'Anthropic

« Nous avons un mythe chez nous » : les experts affirment déjà que le modèle chinois GLM-5.2 est aussi « dangereux » que celui d’Anthropic

L’écart technologique entre les États-Unis et la Chine continue de se réduire. Du moins, si l’on prête attention à ce que disent les dernières analyses sur le modèle GLM-5.2. Deux sociétés indépendantes de cybersécurité ont fait leur propre évaluation et leurs données révèlent qu’en termes de cybersécurité, GLM-5.2 est aussi bon que Claude Opus 4.8. Cela a des implications notables, en particulier si l’on considère la façon dont le gouvernement américain restreint désormais l’accès aux modèles frontières d’Anthropic et d’OpenAI.

L’IA face à la menace de la cybersécurité. Depuis la parution de Claude Mythos Preview, le discours sur l’IA a considérablement évolué. Soudain, le monde s’est rendu compte que ces modèles pouvaient devenir des armes permettant de détecter les vulnérabilités de tous types de systèmes afin de les exploiter. Anthropic avait déjà averti que Mythos était trop dangereux pour être accessible au public, et peu importe qu’il ait publié des versions cachées telles que Fable 5 peu de temps après : le gouvernement américain y a temporairement opposé son veto et la même chose s’est produite avec GPT-5.6. La situation est inhabituelle.

Méfiez-vous de Tulongfeng (ou pas). Mercredi dernier, une société chinoise de cybersécurité appelée 360 ​​Security Technology (Qihoo 360) a lancé un nouvel outil de détection de vulnérabilités appelé Tulongfeng. Selon ses créateurs, Tulongfeng est comparable à Mythos dans cette tâche. L’entreprise figure sur la « liste des entités » américaine depuis mai 2020 et son PDG, Zhou Hongyi, a déclaré que Mythos équivaut à une « arme cybernucléaire ».

Le moment Spoutnik avec GLM-5.2. Mais le véritable protagoniste récent de l’industrie chinoise de l’IA est le modèle GLM-5.2 de la startup Zhipu.ai (Z.ai), qui devient très populaire en démontrant des performances comparables aux meilleurs modèles des entreprises américaines. Son avantage fondamental est qu’il s’agit d’un modèle de pondération ouvert : toute personne ou entreprise peut le télécharger, le modifier et l’exécuter sur son propre matériel (même s’il nécessite une énorme quantité de vidéo/mémoire unifiée pour pouvoir l’utiliser, c’est un modèle avec 744 B de paramètres). Mais il n’est pas seulement bon en programmation ou en tâches agents.

Mieux que Claude en cybersécurité ? La société de cybersécurité Semgrep a déclaré dans une analyse récente que GLM-5.2 était supérieur à Claude Opus 4.8 en termes de cybersécurité, notant que « nous avons un mythe chez nous ». Une autre étude indépendante de Graphistry a indiqué essentiellement la même chose en la comparant avec Opus 4.8 et GPT-5.5. De plus, il a obtenu d’excellents résultats pour une fraction du prix : un sixième de ce qu’il en coûte pour exécuter des tests avec Claude Opus 4.8, par exemple. Axios a révélé peu de choses en citant un chercheur en cybersécurité qui a expliqué que GLM-5.2 est capable d’enchaîner les exploits « de la même manière qu’un attaquant humain d’élite le ferait ».

Capture d'écran 2026 06 30 Au 10 14 03
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Mythe chinois avant 2027. Jie Tang, PDG de Z.ai, a répondu à un fil de discussion sur Twitter dans lequel il était souligné qu’à ce rythme, la Chine aurait un modèle d’IA au niveau de Mythe ou de Fable d’ici la fin de 2026. Elon Musk lui-même est intervenu en disant qu’à son avis, ce modèle chinois avec de telles performances arriverait au premier trimestre de 2027. Jie Tang a été énergique et a répondu à Musk en disant « cela ne prendra pas si longtemps ».

Et nous avons aussi Sakana Fugu. Ces jours-ci, nous avons également appris que Sakana AI, une startup japonaise d’IA, avait lancé Fugu, un modèle d’IA qui n’est en réalité pas tant un modèle d’IA qu’un routeur ou un orchestrateur d’autres modèles. Ce qu’il promet, c’est de fonctionner au niveau des meilleurs modèles américains, en profitant de différents modèles, ouverts et fermés. Les benchmarks internes sont prometteurs, mais certains analystes indépendants ont expliqué que même si l’idée n’est pas mauvaise, ses performances et son coût ne sont pas aussi frappants que le prétend l’entreprise.

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Pendant que les États-Unis bloquent leurs modèles, la Chine avance. La situation est paradoxale, car ce que fait la Chine, c’est justement profiter d’un moment unique. Les États-Unis limitent le déploiement des modèles d’IA les plus avancés d’Anthropic et d’OpenAI pour éviter les risques de cybersécurité. Et pendant ce temps, les entreprises chinoises semblent réduire l’écart avec des modèles ouverts vraiment remarquables.

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