La Russie a déjà son propre ChatGPT. Et il l’a présenté en lançant une fléchette très précise sur OpenAI
La bataille technologique ne se joue pas seulement dans le domaine des puces, mais aussi dans celui de l’intelligence artificielle. Et la Russie en est bien consciente. Aujourd’hui le lancement de GigaChat, un chatbot d’origine russe qui va rivaliser avec ChatGPT.
Sberbank est la société derrière GigaChat. Nous sommes face à la plus grande banque de Russie, contrôlée à au moins 60% par le gouvernement russe.
Parmi les avantages que GigaChat promet, il y en a un très évident, car il promet que vous pourrez communiquer plus habilement en russe. Pour le moment, ce nouveau chatbot est en bêta fermée sur invitation.
Depuis quelques années, la principale banque de Russie est l’une des principales entreprises du pays en matière d’investissement dans la technologiede la blockchain et passant maintenant par l’intelligence artificielle.
La Russie saute dans le train des IA ouvertes
Cet investissement s’inscrit dans une démarche des entreprises russes de moins dépendre de la technologie étrangère, à un moment où le pays est soumis à de multiples blocages économiques.
Sberbank est la première grande entreprise technologique russe à présenter son rival ChatGPT. Dans ce cas, il sera basé sur un modèle appelé NeONKA (« Réseau Neuronal Omnimodal avec Conscience de la Connaissance »). Comme l’explique la société, GigaChat peut tenir une conversation et répondre aux questions, ainsi que créer des images en intégrant le modèle Kandisky 2.1.
Comme décrit par Sberbank, ils prévoient de publier la version 3.5 de NeONKA, qui aura 13 milliards de paramètres. À titre de comparaison, GPT-2 en avait 1 500, mais GPT-3 atteint 175 milliards de paramètres.
« Le nouveau projet Sber que nous avons présenté aujourd’hui est une percée pour l’ensemble du vaste univers de la technologie russe. De plus, GigaChat est unique en ce sens qu’il possède une architecture open source.tandis que leurs homologues mondiaux poursuivent une stratégie d’IA fermée », s’est vanté Herman Gref, PDG de Sberbank, dans ce qui peut être compris comme une flèche vers ChatGPT et sa transition rapide du monde universitaire au monde commercial.
Équivalent à ce que fait OpenAI, Sberbank proposera cette IA à d’autres entreprises, vraisemblablement russes, via une API.
