Kyndryl Readiness Report 2025 : les entreprises italiennes investissent dans l’IA
La nouvelle édition du Kyndryl Readiness Report photographie un paysage en évolution pour l'intelligence artificielle : les entreprises commencent à tirer des bénéfices concrets des investissements dans l'IA, mais elles ne sont pas encore prêtes à gérer une transformation à grande échelle. L'étude, menée auprès de 3 700 cadres dans 21 pays, met en évidence un écart croissant entre l'ambition et la capacité de mise en œuvre.
« Il existe un écart entre l'ambition et la préparation », a déclaré Martin Schroeter, président-directeur général de Kyndryl. « De nombreuses entreprises disposent des outils nécessaires pour innover, mais plus de la moitié sont freinées par leur pile technologique. Combler cet écart constitue le principal défi pour l'avenir. »
Selon le rapport, 54 % des organisations obtiennent des retours positifs sur leurs investissements dans l'IA, soit une augmentation de 12 points par rapport à 2024. Cependant, 62 % des projets restent confinés à la phase pilote, signe d'une difficulté structurelle dans la transition vers une pleine opération.
Dans le même temps, 90 % des dirigeants déclarent disposer d’outils adéquats pour faire évoluer l’innovation, mais plus de la moitié reconnaissent les limites dues à des infrastructures obsolètes ou trop complexes. 
L’IA se développe, mais les infrastructures sont en difficulté
L'édition 2025 du Kyndryl Readiness Report souligne que les dépenses en IA ont augmenté de 33 % en un an seulement, 68 % des dirigeants déclarant investir en cours dans au moins une forme d'IA. Cependant, la pression pour générer un retour sur investissement mesurable augmente également, notamment dans un contexte de cyber-risque et de fragmentation réglementaire.
70 % des PDG admettent que leur infrastructure cloud s'est développée « plus par accident que par conception ». Ce manque de planification pousse de nombreuses entreprises à réévaluer la gestion des données et à investir dans des modèles de cloud hybride ou privé pour renforcer la souveraineté et la résilience.
Trois dirigeants sur quatre expriment également des préoccupations géopolitiques liées à la conservation des données, tandis que 65 % ont déjà modifié leur stratégie cloud pour s'adapter aux nouvelles réglementations.
Les hommes et les compétences au centre
Le rapport souligne que 87 % des dirigeants pensent que l’IA transformera les rôles de l’entreprise d’ici un an, mais seulement 29 % estiment que leurs effectifs sont prêts à saisir cette opportunité.
Beaucoup reconnaissent la nécessité de programmes de reconversion et de perfectionnement pour réduire l’écart en matière de compétences technologiques. Dans le même temps, près de la moitié des PDG (48 %) admettent que la culture organisationnelle a tendance à étouffer l'innovation, tandis que 45 % se plaignent d'une lenteur excessive dans les processus de prise de décision.
Les entreprises les plus avancées, définies comme « Pacesetters », se caractérisent par une plus grande adaptabilité culturelle, une vision stratégique claire et un leadership aligné. Ils sont 30 points plus susceptibles d’avoir des cloud conformes à la nouvelle réglementation et 20 points moins exposés aux cyber-interruptions que les autres. 

Le cas italien : enthousiasme et pragmatisme
En Italie, le rapport met en avant une approche équilibrée entre enthousiasme et réalisme. 77 % des dirigeants italiens ressentent une pression croissante pour démontrer la valeur de l'intelligence artificielle, contre une moyenne mondiale de 61 %.
Malgré les difficultés, les investissements dans l’IA ont augmenté de 37 %, signe d’une confiance croissante dans le potentiel technologique. Cependant, seules 27 % des organisations s’estiment pleinement prêtes à faire face aux risques futurs.


43 % des dirigeants citent le manque de compétences technologiques comme principal obstacle, tandis que 80 % expriment leurs inquiétudes quant aux risques géopolitiques liés au cloud. En réponse, 69 % des entreprises italiennes ont déjà revu leur stratégie de stockage de données, en se concentrant sur des modèles plus résilients et localisés.
« L'Italie est entrée dans une phase dans laquelle l'IA peut démontrer son réel impact sur la croissance des entreprises », a déclaré Paolo Degl'Innocenti, président de Kyndryl Italia. « Nous avons besoin d'infrastructures modernes, de données fiables et de compétences capables de transformer l'innovation en résultats concrets. Kyndryl accompagne les organisations italiennes sur cette voie pour faire de l'IA un levier de progrès pour l'ensemble du système national. » 

Une maturité encore en construction
Le rapport Kyndryl Readiness 2025 conclut que le succès de l'IA ne dépendra pas uniquement des technologies, mais de la capacité des entreprises à intégrer l'innovation, la gouvernance et la culture.
Les organisations les plus prêtes ne sont pas nécessairement celles qui disposent des plus grandes ressources, mais celles qui savent transformer les obstacles en avantage concurrentiel, grâce à une vision partagée entre la direction et les collaborateurs.
