Barcelone en a assez de donner des amendes à 80 voitures par jour pour avoir envahi la voie réservée aux bus. Il va donc commencer à les surveiller avec l'IA
2 500 violations en un mois.
Autrement dit, la mairie de Barcelone aurait pu infliger une amende à plus de 80 conducteurs chaque jour. Il ne l'a pas fait car, pour le moment, le projet est en phase de test, mais cela a permis à la Mairie de confirmer ses soupçons : l'invasion des voies réservées aux autobus de la ville est un problème constant et réel.
Pour le confirmer, la Mairie de Barcelone a lancé un test pilote équipant quatre bus de caméras dotées d'intelligence artificielle. Il s'agit d'unités des lignes H12, qui traverse la ville sur la Gran Via de les Corts Catalanes, et D20, qui couvre dans ce cas tout le tracé de l'Avinguda del Paral-lel et une section voisine autour du port.
Le projet avait déjà été présenté en février dernier mais il a fallu attendre l'été pour que nous ayons appris tous les résultats.
Quatre bus et 2 500 infractions
Les données publiées suggèrent que quelque chose ne fonctionne pas dans la ville catalane. Ils notent que seulement quatre unités ont collecté plus de 2 500 infractions en un mois seulement.
Ces infractions n'ont pas été sanctionnées car, comme nous l'avons dit, il s'agissait d'un projet pilote qui servira à définir de nouvelles stratégies et à trouver des solutions. La vérité est qu'il est évident que la société de transport de Barcelone doit faire face quotidiennement à tous types de véhicules qui occupent illégalement un espace qui devrait servir à donner la priorité au passage des transports publics.
Pour enregistrer ces infractions, les caméras ont enregistré le mouvement et la position des véhicules au fur et à mesure que l'autobus avançait. Ils ont précisé dans la présentation du projet que des caméras n'ont pas été utilisées dans l'étude pour identifier les personnes ou les plaques d'immatriculation.

Le logiciel, dit-on, ne compte que s'il y a un objet bloquant la route et est capable de distinguer les occupations illégales, comme un parking, de celles autorisées (taxis, virages à droite…). Avec les données, ils veulent proposer des solutions parmi lesquelles, bien entendu, la possibilité de transformer les bus en véritables radars mobiles n'a pas été évoquée.
Même si les autobus ont mis en évidence le problème, la vérité est que Barcelone dispose déjà de ce que l'on appelle les « multacars », des voitures équipées de caméras qui enregistrent les violations de la voie réservée aux autobus et qui sanctionnent les infractions constatées sur leur passage. Et la municipalité dispose également de véhicules similaires qui contrôlent les zones de stationnement réglementées, vérifiant instantanément si une voiture a dépassé le temps autorisé et, dans ce cas, lui infligeant une amende.
La grande différence est que l'installation de ce système sur les bus eux-mêmes permettrait à la flotte de devenir un exercice de surveillance constante tout au long du service. Et compte tenu des données enregistrées, on peut s’attendre à ce que le volume des sanctions soit très élevé dans ce cas.
Photo | TMB
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