Anthropic vient de dépasser OpenAI en tant que startup d’IA la plus précieuse au monde
L’anthropique n’est plus l’éternel second violon. L’entreprise qui a toujours été dans l’ombre d’OpenAI est devenue ces derniers mois le principal protagoniste de ce segment. Sa croissance est si spectaculaire que lors de sa dernière ronde de financement, elle a réussi à dépasser la valorisation d’OpenAI. Il s’agit d’une étape extraordinaire, surtout pour une raison : tous deux espèrent être rendus publics avant la fin de l’année, et ici Anthropic a (encore) le dessus.
Dépassement à droite. La société fondée par les frères Amodei a levé un tour de table colossal de 65 milliards de dollars, ce qui porte la valorisation d’Anthropic à 965 milliards post money. Il s’agit d’un exploit financier qui détruit soudainement la valorisation d’OpenAI, actuellement bloquée à 730 milliards de dollars. Ce dernier tour de table intervient trois mois seulement après qu’Anthropic a levé 30 milliards de dollars dans le cadre d’un accord qui a placé sa valorisation à 350 milliards de dollars. La croissance est tout simplement incroyable.
Anthropic est l’entreprise la plus cool. La valorisation reflète une réalité incontournable : Anthropic est (beaucoup) plus à la mode qu’OpenAI. L’entreprise a largement profité des récentes controverses pour accroître sa popularité, et son image de marque s’est grandement renforcée car c’est l’entreprise dont tout le monde parle. Ce qui s’est produit d’abord avec le Pentagone et ce qui est arrivé plus tard avec l’encyclique du Pape le démontrent.
Et celui avec les meilleurs modèles (semble-t-il) avoir. OpenAI semblait être en avance dans la course à l’IA avec des modèles en tête. Cela a changé avec l’arrivée de Claude Code et Claude Opus 4.5. Depuis, les progrès d’Anthropic ont été frappants et, même si les différences sont minimes, la perception populaire est que Claude Opus est désormais le modèle leader en matière de performance. Cela vient de se confirmer en benchmarks avec la sortie récente de Claude Opus 4.8, mais surtout avec Claude Mythos Preview, le modèle qui a bouleversé le monde de la cybersécurité.
Ils gagnent déjà de l’argent. Il y a quelques jours, une nouvelle surprenante a fuité : Anthropic pourrait clôturer le deuxième trimestre de l’année avec un bénéfice d’exploitation de 559 millions de dollars. Il gagnerait de l’argent alors que le reste de ses rivaux en perdraient beaucoup. Le chiffre d’affaires annuel projeté a réussi à dépasser ce mois-ci les 47 milliards de dollars, soit cinq fois plus que le montant estimé en début d’année. La raison : le succès retentissant des modèles Anthropiques dans les entreprises. C’est là que se trouve l’argent, et l’entreprise a su 1) le détecter et 2) en profiter avant tout le monde.
Les fabricants de mémoire entrent dans la danse. Le tour de table est mené par des sociétés de capital-risque telles que Greenoaks, Sequoia, Altimeter et Dragoneer, mais cette fois il y a d’autres protagonistes. Il s’agit des sociétés de semi-conducteurs Samsung, Micron et SK Hynix, qui ont également participé et ont profité de leur position privilégiée actuelle pour parier également sur le succès d’Anthropic. C’est gagnant-gagnant : ils parient sur le cheval gagnant du moment, et Anthropic parvient à renforcer les relations avec les entreprises qui contrôlent actuellement l’un des grands goulots d’étranglement de l’industrie de l’IA : les puces mémoire.
L’introduction en bourse est imminente. Cet événement fulgurant intensifie la pression sur OpenAI et encourage encore (si cela était possible) cette autre course, qu’est l’introduction en bourse de ces deux sociétés et de SpaceX. Nous sommes dans une année qui restera marquée par trois introductions en bourse stratosphériques, mais ces dernières réalisations d’Anthropic ont fait de l’entreprise dirigée par Dario Amodei désormais le principal protagoniste du segment technologique.
Images | Technologie de remue-méninges Fortune
À Simseo | La surprise du nouveau Claude Opus 4.8 n’est pas qu’il soit (un peu) meilleur. La surprise c’est le « je sais seulement que je ne sais rien »
