Nous pensions que l’IA tuait des emplois dans l’industrie technologique. Cela change en fait les règles du jeu : Crossover 1×41
Il est possible qu’à l’avenir l’IA nous enlève nos emplois à tous, mais pour le moment, elle en enlève à très peu. C’est ce qu’affirme une récente étude d’Anthropic sur l’impact de l’IA sur le marché du travail, et c’est un perchoir parfait pour présenter le débat qui nous préoccupe dans Crossover 1×41.
Et c'est une édition spéciale car nous avons Jordi Arrufí, de Talent Arena, comme invité. Cet événement, organisé dans le cadre du Mobile World Congress de Barcelone, s'adresse aux futurs développeurs ainsi qu'aux profils seniors, et avec lui nous avons eu l'occasion de parler de la façon dont l'IA change les règles du jeu pour les professionnels du secteur.
Pour commencer, nous devons dissiper les mythes. Du moins pour l'instant, car même s'il fut un temps où l'IA allait remplacer les programmeurs, ce que l'on constate selon Arrufí, c'est que la demande de talents technologiques augmente. En fait, on s’attend à ce que l’impact de l’IA amène cette technologie à commencer à créer des emplois que nous ne pouvons même pas imaginer. Nous ne pouvions pas non plus imaginer qu'avec l'essor d'Internet, il y aurait des développeurs front-end et back-end ou des concepteurs Web : la même chose dans ce cas.
De nombreux professionnels peuvent craindre cet avenir, et ici la recommandation pour se préparer à l'avenir est que ces professionnels combinent leurs capacités techniques (« hard skills ») avec des capacités humaines (« soft skills ») telles que la pensée critique, le leadership ou la communication. Les progrès frénétiques de l’IA rendent également la capacité d’apprentissage continu et d’adaptabilité essentielles en ces temps de changement. Il a changé le paradigme et a ouvert ce domaine même aux utilisateurs sans connaissances de base en programmation.
En plus, il y a quelque chose de frappant ici. Une véritable opportunité pour les professionnels actuels et ceux à venir, car si quelque chose décolle clairement, c'est bien l'intérêt pour la souveraineté technologique. L’Europe cherche à regagner du terrain face aux États-Unis et à la Chine en investissant par exemple dans les puces électroniques. Le financement public est particulièrement essentiel pour retenir les talents et empêche les professionnels d'émigrer pour des salaires plus élevés.
Nous avons également eu l’occasion de parler d’un autre domaine de plus grande projection : la robotique. Une adoption imminente des robots humanoïdes est attendue dans les processus industriels et logistiques. Les robots domestiques prendront sans aucun doute plus de temps, mais ce qui semble clair, c'est que d'ici 2035, le monde sera dominé par les agents de l'IA et par des progrès massifs dans des domaines tels que la biotechnologie. Il ne s’agit pas seulement d’IA : il s’agit également de talent, d’argent et de savoir qui s’adapte plus rapidement et avec plus de précision.
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