Meta a été la grande perdante de la course à l'IA en 2025. Elle préparait en fait son grand coup
Meta n'était pas morte, mais elle ne faisait pas la fête non plus. Il travaillait dur sur un nouveau modèle d’IA pour lequel les attentes sont énormes. Nous en savons désormais un peu plus sur ce projet, mais une chose ne change pas : il vaut mieux qu'il n'échoue pas.
Que s'est-il passé ? Andrew Bossworth, CTO de Meta, a confirmé lors du Forum économique mondial de Davos que la division Superintelligence Labs dispose déjà d'une première version interne de ses nouveaux modèles d'IA. Il s’agit d’une étape importante et très attendue sur laquelle ils travaillent depuis six mois.
« Très bien », mais pas encore prêt. Bossworth n'a pas voulu donner trop de détails, mais il a indiqué que des tests préliminaires montrent que les modèles fonctionnent très bien. Il faudra encore du temps pour que ces modèles arrivent sur le marché : Meta est actuellement dans une phase critique de post-formation pour que ces modèles soient vraiment utiles à la fois aux développeurs internes et aux utilisateurs finaux.
Deux superbes modèles. Bien que les noms de ces modèles n’aient pas été précisés, les rumeurs et les fuites font état de deux développements majeurs. D'un côté, Avocado, axé sur le texte et qui pourrait être lancé au premier trimestre 2026. De l'autre, Mango, axé sur la génération d'images et de vidéos.
Une année 2025 de transition. Le manager a décrit l'année 2025 comme « extrêmement chaotique », et ce fut certainement une année très compliquée pour Meta. L'échec de Llama 4 a amené l'entreprise à changer complètement de philosophie et de stratégie. Zuckerberg n'a pas cessé d'embaucher des talents à un coût exorbitant, notamment lorsqu'il a acquis Scale AI et a signé son PDG, Alexandr Wang, aujourd'hui à la tête de Superintelligence Labs. Cet investissement a également été utilisé pour acquérir des sociétés comme Manus, qui pourraient devenir un autre élément clé de la stratégie de Meta à l'avenir.
Des lunettes comme appareil d'IA. S'ils se comportent comme prévu, ces modèles finiront probablement également par être utilisés dans les lunettes intelligentes de Meta, qui collabore avec Ray-Ban depuis des années et qui vient de voir sa deuxième version accompagnée, bien sûr, du remarquable et encore plus polyvalent Meta Ray-Ban Display. L’interaction avec les modèles d’IA est l’une des fonctionnalités les plus frappantes, et ces modèles pourraient la pousser à de nouvelles limites.
Le mystère de l'Open Source. En juillet 2024, Mark Zuckerberg indiquait que « l’IA Open Source est la voie à suivre ». À cette époque, Llama était clairement la référence, mais le lancement décevant de Llama 4 et surtout la promotion de modèles ouverts de diverses entreprises chinoises ont fait changer considérablement ce panorama. Il n’est pas clair que Meta lancera ses nouveaux modèles avec des versions ouvertes, et si elle ne le faisait pas, l’hégémonie chinoise serait encore plus notable.
L'investissement en vaudra-t-il la peine ? Meta est l’une des entreprises qui a dépensé (ou parié) le plus d’argent sur l’avenir de l’IA. Mark Zuckerberg s'est déclaré prêt à perdre « des centaines de milliards de dollars en IA », car ne pas les investir serait encore plus dangereux pour Meta. Il a été cohérent avec cette déclaration, mais il reste à voir si cela finira par porter ses fruits. L’entreprise a certes les ressources pour être un protagoniste sur ce marché, mais aujourd’hui ses solutions – avec Meta AI aux commandes – jouent un rôle très réduit par rapport à celui de ses concurrents.
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